Bernard Pivot et les génocides communistes

Bernard Pivot est un excellent journaliste  et un garçon aussi sympathique que pourri de talents.   Ses émissions littéraires ont connu un succès plus que mérité.  C’est pour ces qualités même que la manière dont il a couvert les deux dévoilements majeurs des génocides socialistes est représentative d’un véritable scandale français : la désinformation systématique imposée par le terrorisme intellectuel socialiste en France pendant des lustres, terrorisme toujours vivant  et intégré dans les consciences  (ce dont  témoigne le syndrome de Léon Chaix).

Lorsque l’Archipel du Goulag  de Soljenitsyne frappe comme un Tsunami toutes les consciences du monde, révélant ce qui avait été systématiquement  caché des crimes massifs contre l’humanité commis par les révolutionnaires  rouges puis par l’état oppressif qu’ils avaient créé, il est impossible de ne pas en parler dans une émission littéraire. Il est donc normal que le gentil Pivot s’organise en ce sens.   Il reçoit donc  Soljenitsyne à « Ouvrer les guillemets » en 1973  et conformément aux règles de base du terrorisme intellectuel il lui « oppose » un communiste qui s’était révélé parfaitement abject comme il se doit. La technique : esquiver la question du Goulag pour affirmer les succès inouïs de l’URSS, exemple typique de la séquence « exonération » du syndrome de Léon Chaix. On ne peut plus rien taire, ni nier ni minimiser. Alors on excipe de n’importe quoi pour affirmer qu’après tout cela n’a aucune importance.  L’omelette est bonne dont il est inutile de s’occuper des œufs cassés. L’ennui c’est que les œufs sont des hommes, des innocents et qu’ils ont été tués par millions.

 Lorsqu’il réinvite Soljenitsyne pour l’émission  Il avouera lui-même qu’on lui a à nouveau suggéré fortement d’inviter au moins un communiste dans son émission pour « équilibrer » le témoignage épouvantable de Soljenitsyne. 

Cet aveu est terrifiant. Il confirme ce que la première émission avait déjà révélé. Imagine-t-on un instant qu’on impose un nazi pour « équilibrer » le témoignage d’une victime de la Shoah !  Il ne prendra pas de communiste cette fois là. . Il s’en vante dans le Figaro magazine du 9 Août 2008 en prenant la pose de l’objectivité : la traduction aurait mis Soljenitsyne en difficulté face à un avocat sans scrupule.  Bernard Pivot est un peu hypocrite sur le coup :  il sait qu’il a son alibi « de gauche » en la personne de Jean Daniel, esprit faux et fat du journalisme de tromperie et de propagande socialiste. 

Comme prévu  cet odieux personnage se lancera dans une attaque invraisemblable contre Soljenitsyne  sur des futilités. Pour avoir suivi cette émission, j’ai encore en mémoire la rage  devant cet attentat immonde qui n’avait qu’un seul but, dégonfler la mauvaise impression que pouvait provoquer sur le « peuple de gauche », en pleine union entre le PS et le PCF,  la révélation des crimes immenses commis au nom de l’instauration violente du socialisme.  La diversion fut efficace. On se souvint de la polémique mais pas du fond du sujet. Une méthode souvent retrouvée depuis sur les forums : on fait du tapage autour de la personne qui dénonce les crimes pour éviter de parler des crimes. Et on supprime le fil « pour calmer le jeu ». Ce petit stratagème marche encore très bien aujourd’hui par exemple sur le forum du Monde.

La presse française est ainsi faite que pratiquement TOUS les journaux évoquant  ces derniers jours la mort de Soljenitsyne parleront de cette émission, non pas pour dénoncer l’attitude de Jean Daniel,  mais simplement parce que la polémique avait fait date. Comme si la polémique était l’évènement et la boucherie révolutionnaire une toute petite question accessoire.

Jamais à la télévision ou dans la presse ne seront évoquées précisément  les thèses principales de Soljenitsyne :

-          La responsabilité directe et immense  de Marx et du marxisme.

-          Le rôle néfaste d’une partie de la communauté juive investie suite à Marx dans  le bolchevisme pur et dur, puis  dans le développement criminel de la révolution soviétique

-          La violence intrinsèque du mouvement socialiste dès lors qu’il faut détruire « l’ennemi de classe ».

-          Les crimes immenses commis contre l’humanité dès le début de la révolution bolchevique par Lénine et Trotski. C’est Lénine qui crée les premiers camps de travail où mourront des millions d’innocents.

-          Le lien structurel et non pas accidentel entre Goulag et communisme : les camps sont nécessaires à la dictature communiste et toutes les dictatures communistes en mettront en place.

-          La nécessité de remonter aux racines du crime et pas seulement aux quelques responsabilités individuelles consenties du bout des lèvres. Staline n’est qu’un épiphénomène du crime collectif rouge.

-          Le mensonge permanent et la désinformation systématique  ayant cours en occident, cause partielle mais durable de la perpétuation du crime pendant des décennies dans de multiples pays se réclamant du socialisme réalisé

Pour les représentants qualifiés du « peuple de gauche », être socialiste c’est appartenir au camp des bons ; les autres sont des vilains.  Les 150.000.000 de victimes innocentes n’ont pas à peser sur cette affirmation centrale.

Toutes les autres émissions de Pivot avec Soljenitsyne seront exclusivement littéraires.  Pas question d’encourir le risque de passer pour un « fasciste » et d’être exclu de facto de la scène  médiatique.

Lors de la parution du second livre majeur sur les génocides massifs commis au nom de l’instauration rapide du socialisme, le Livre Noir du Communisme,   Pivot évitera de risquer à nouveau les foudres de ceux qui considéraient qu’il eût du intégrer un communiste sur son plateau.  Les deux auteurs du livre seront littéralement livrés à un tribunal communiste conduit par le secrétaire du PC lui-même ! Et le thème de l’émission, selon l’astuce de propagande mise au point par la petite camarilla en charge du « bien penser de gauche » dans les media, ne sera pas les génocides socialistes d’une ampleur effroyable  révélés par le livre d’une façon irréfutable, mais un différent marginal entre Courtois et Woerth, les deux auteurs principaux du livre…

Ce différent sera d’ailleurs le thème de toute la couverture du livre dans la presse et pas seulement de gauche, la droite sous influence jouant le jeu à fond comme d’habitude, toujours par peur d’être traitée de pétainisme  larvé et de fascisme militant.  Nous avons dénoncé cette manœuvre grossière en temps réel sur le forum du Monde à l’époque au prix de réactions sauvages des internautes socialistes (et pas seulement communistes) qui considéraient cet espace comme le leur.  Nous fûmes … les seuls !

Encore une fois, imagine-t-on qu’on invite les suppôts d’Hitler et de Goebbels à chaque fois qu’un livre parait sur la Shoah  et accepterait-on qu’à chaque fois on laisse le digne représentant du nazisme se lancer dans des manœuvres bassement polémiques visant à déconsidérer les auteurs ? 

Le seul fait qu’on ait pu commettre  à répétition cette indignité en France sur un sujet aussi grave que les génocides commis au nom de l’instauration rapide et violente du socialisme  en dit beaucoup sur notre société.  Et le message est aussi ignoble que clair. La domination idéologique et politique des différents courants marxistes dans les media empêche que toute la vérité soit dite sur l’ampleur des crimes contre l’humanité commis au nom de « la cause » et leur origine idéologique marxiste. Les séides de cette idéologie criminelle ont encore le pouvoir de faire  taire un journalisme libre sur ces questions.  La peur a été intégrée dans les pratiques journalistiques. Pas question de prendre le risque d’être disqualifié par les monteurs de piloris rouges.

C’est toujours vrai aujourd’hui : il suffit de constater comment le terrorisme des Farc ou des  maoïstes du Népal ou de Mugabe a été couvert ses dix dernières années pour vérifier que le terrorisme intellectuel socialiste fonctionne encore très bien, à la grande honte  de tous ceux qui se placent dans une perspective de gauche et qui croient que la France est la terre des droits de l’homme.

Rappelons que les génocides socialistes issus des doctrines de Marx, Engels, Lénine, Trotski et les autres, repris et étendus par Staline, Mao, Ho chi Minh, Mengistu, Pol Pot, et toute la bande des criminels qui se sont appuyés sur  les doctrines socialistes pour décimer leur peuple,  forment le plus grand crime contre l’humanité de toute l’histoire des hommes.  Cent millions de victimes innocentes comptées sans le moindre doute,  cent trente millions pratiquement certaines, cent cinquante millions plus que probables quand toutes les sources auront été recoupées !  Et il faudrait s’excuser de critiquer cette infernale boucherie  et accepter que jamais l’image immaculée du socialisme n’en sorte quelque peu rougie, ne pas « jeter de cadavres sur le rêve des masses », « ne pas désespérer Billancourt » ?

Allons donc ! Tous les socialistes qui croient encore que la solidité du réseau tissé dans les media et dans l’Etat  permettra longtemps d’empêcher la mise en accusation du socialisme marxiste et du révolutionnarisme rouge au tribunal de l’histoire et de l’opinion se trompent lourdement.  Jamais la jeunesse et l’opinion une fois éclairées ne laisseront cette ignominie perdurer.  Et c’est avec mépris qu’on se rappellera cette période lamentable de l’histoire de la France, aussi lamentable que l’épisode de l’occupation nazie,  où les forces dominantes de la France ont été du côté du génocide et non pas des libertés et de la vérité, du côté des bourreaux et non pas des victimes innocentes.

Soljenitsyne est mort : sa leçon reste vivante !

Alexandre Soljenitsyne est mort ! Sa leçon reste vivante, plus que jamais.

 

Aujourd’hui sur France Inter, tôt ce matin,  on interviewe un proche de Soljénitsyne. Il dit : « il est le premier à avoir fait  prendre conscience au monde entier de l’ampleur des crimes contre l’humanité  commis par Lénine, Trotski et Staline ».  Tête de l’interviewer habitué à ce que la liste des criminels s’arrête à Staline. Cette simple phrase dit tout sur les mauvais traitements médiatiques qu’a subi Soljenitsyne en France.   Il y était de bon ton de considérer qu’il n’y avait eu de crimes que staliniens. Lénine et Trotski ? Des héros révolutionnaires au cœur pur et sans la moindre tâche sur leur lin blanc de révolutionnaire rouge.

Et voilà que « ce demi fou » de Soljenitsyne leur enlevait leur couverture commode.  C’est bien l’idéologie complète de Marx à Engels et de Engels à nos trois premiers grands  criminels rouges qui était la source du mal et qu’il fallait éradiquer.  L’archipel du Goulag, c’était la fin d’un énorme mensonge.  La fin d’une occultation volontaire des pires crimes contre l’humanité.  La fin d’un négationnisme honteux puis d’une minimisation  lamentable, cherchant à réduire à la sauvagerie de Staline ce qui était le fruit  direct d’une doctrine génocidaire : le socialisme violent.

 Avec Soljenitsyne pas de possibilité non plus de s’échapper par des exonérations faciles. L’occident n’était pas dédouané.  Une part de la responsabilité dans le massacre incroyable qu’aura été toute l’histoire du « socialisme réalisé » revient à l’Occident et à ses intellectuels qui se sont révélé des complices actifs ou passifs.  On voit tous les jours que cela continue « ici et maintenant » : Les Farc, Mugabe,  les maoïstes du Népal, la volonté absolue de cacher toujours et encore l’ampleur des massacres, le refus du terme de génocide, les campagnes pour que les tueurs des différents mouvements de terreur rouge des années 70 et 80 ne soient pas condamnés ou immédiatement libérés,   tout témoigne qu’il ne doit pas y avoir de « devoir de mémoire »  pour les victimes du socialisme génocidaire.

Justement Soljenitsyne, c’est le devoir de mémoire incarné.  Comment y échapper ?  

Une première manière est de l’enrober dans le sucre de la valeur littéraire.  Au fond ce serait un réactionnaire gâteux  dont tout n’est pas à prendre au sérieux mais quelle littérature !   On connaît la musique quand on pense à Céline : innommable mais quel talent !  Ou à Sartre : bien sûr c’est un « salaud » au sens où il entendait ce mot, mais il y a eu « les mots » et quel théâtre !  

Une seconde manière est de ridiculiser le bonhomme, ses grands airs de Saint prophétique,  son nationalisme étroitement « pro russe »,  son christianisme cucul etc.  La méthode ne date pas d’hier. L’indéfendable Jean Daniel s’y était essayé lors d’une émission de Pivot à la télévision.  Il avait littéralement craché à la figure de Soljenitsyne qui venait tout juste d’être expulsé de Russie.  Qui c’était ce « clown caricatural » qui remettait en cause la bonté intrinsèque du socialisme  même dans ces formes les plus violentes et destructrices d’humanité ?   Depuis l’inénarrable prétentieux qu’est Jean Daniel a montré un peu de contrition. « Nous avons sans doute un peu vite sanctifié certains mouvements révolutionnaires ».  Sans doute. Sans aucun doute.

Et le gentil Pivot a laissé faire.  Pas question de passer pour un « fasciste ».  On ne pouvait  éviter Soljenitsyne, mais avec le cordon sanitaire qu’il fallait ! On verra la technique à nouveau en pleine action à la sortie du  « Livre noir ».  On se dédouanera plus tard  en allant voir le maître seul à seul au Canada pour ne parler que… littérature.

Soljenitsyne, c’est le symbole d’une certaine mauvaise conscience de l’Occident.  Pas seulement l’occident socialiste,  celui qui croit qu’il n’ya pas d’autre morale que celle que la praxis des masses heureusement conduites par des intellectuels engagés et accouchant de l’histoire éventuellement au forceps et au prix d’effroyables génocides.     Mais d’une certaine  façon celle de tout l’Occident qui nie la force de la conscience et du destin unique d’une humanité en lutte contre elle-même pour aller vers le meilleur d’elle-même, de tout l’occident qui se fourvoie dans le culte d’icônes délétères, comme le veau d‘or,  autant que dans celui d’idéologies monstrueuses déguisées en aimables engagements pour la jeunesse généreuse.  

Mugabe : un tiers mondain deux tiers assassin ruineux.

Lors que nous avons commencé notre campagne contre Mugabe sur le site du Monde.fr, vers 2000,  nous avons rencontré une énorme hostilité. C'était un de ces  héros de la décolonisation, une figure du tiers-mondisme, un homme qui se revendiquait du socialisme et du mouvement marxiste. Pas une page du Monde Diplomatique qui ne fut totalement élogieuse.

Nous commençâmes alors ce que nous faisions toujours : reprendre les informations de la presse internationale tue par la presse française.

Un jour nous évoquons la mort atroce devant sa femme et ses enfants d'un fermier blanc par la troupe du Zanu-PF conduite par un certain "hitler", tout un programme. Nous classions ce crime ignoble dans la catégorie des crimes contre l'humnité et demandions que Mugabe soit inculpé devant le TPI.

Une brave fille nous répondit : "Cet assassinat est normal ; le dominé a toujours le droit de tuer le dominant". C'est l'article de base de la légitimation de tout massacre socialiste.  Nous rappelâmes que le mort était Portugais, de fraîche date au Zimbabwe, qu'il avait acheté son terrain à Mugabe et qu'il n'avait contrevenu à aucune loi. Il était donc innocent sous tous critères.

La réponse fusa : "vous êtes un fasciste".  Il y aurait ainsi un droit naturel du socialisme au génocide et au crime contre l'humanité du fait de sa bonté naturelle, toute évocation de la vérité, du droit, des droits de l'homme allant contre cette évidence étant un "fasciste".

Nous avions conclu :

1. Il y a une responsabilité chez les socialistes français dans les meurtres commis par le simple fait qu'ils ne les dénoncent pas. Une campagne d'opinion permettrait d'obtenir des infléchissements. Les tueurs marxistes sont sensibles au quand d'ira-t-on ! On l'a bien vu avec les Farc et Betancourt.

2. Mugabe va ruiner son pays car quand on tue sans raison les entrepreneurs, la ruine suit.

On vient d'imprimer au Zimbabwe un billet de banque  de plusieurs dizaines de millions d'unités de la monnaie locale qui est morte au champ de déshonneur. Les habitants du pays  qui ont fuit pour survivre dans en Afrique du Sud  sont brutalisés par les noirs des townships   qui les tuent sans pitié dans des pogroms.

On a vraiment la totale.  Et Mugabe refuse de livrer le tueur génocidaire Mengistu, le poète qui massacrait à la mitrailleuse les enfants des rues et qui les laissait pourrir sur les trottoirs pour l'édification des masses. Alors qu'il vient d'être inculpé devant le TPI avec un noble retard.

Sûrs que les commentateurs du "peuple socialiste" vont bientôt nous expliquer que Mugabe, ce n'est plus bien, qu'il a "dérapé" de façon incompréhensible,  que le socialisme et le tiers mondisme restent les mamelles de la bonne pensée,  mais qu'il est "vieux", "gâteux", "ringard", "en peau de lapin" ou autres sornettes exonératrices.

Mugabe est un socialiste révolutionnaire, anticapitaliste, anticolonialiste, en lutte contre les vilains dominants alliés à Bush et  au reste de l'Empire britannique qui font du racisme anti noir et affament  par un blocus terrible la libre, socialiste et  dynamique nation zimbabwéenne. 

Il suffit de l'écouter pour le savoir.

Anticapitalisme plus démagogie populiste anticolonialiste, plus socialisme à l'africaine =  assassinat et ruine.  Un bel exemple à citer à Porto Allegre.  José Bové et le facteur Besancenot vont sans doute nous éduquer dans les détails sur les beautés du "modèle socialiste mugabéen".



Tous unis contre les Farc

Demain est jour de mobilisation partout en Colombie contre les Farcs, leurs crimes contre l'humanité répétés, leurs enlèvements massifs.

La mobilisation de la presse française est désormais inexistante : Ingrid betancourt a été libérée, alors zut !

Celle de la gauche est encore plus faible. On retombe dans l'occultation.  On ne va tout de même pas mettre devant les yeux des heureux lecteurs "du camp des bons" les horreurs commises au nom de la belle doctrine socialiste et révolutionnaire !

Qui exigera le TPI pour Cano  et sa clique de tueurs ?

Personne ? et bien si NOUS avec en prime une demande d'inculpation de Besancenot pour apologie de crimes révolutionnaires contre l'humanité.

 

 

 

 

Un mémorial indispensable aux victimes du Grand Génocide socialiste

Plus personne ne conteste que le « socialisme viril » a provoqué directement la mort de plus de  100 millions d’innocents (la plus grande probabilité se trouvant autour de 150 millions de morts).   Il n’est rien sorti de cette immense flaque de sang. Le pire massacre de l’histoire de l’humanité n’a accouché de rien.  Un combat d’arrière garde tente d’éviter qu’on emploie les termes de « crimes contre l’humanité »  et de « génocide »  pour qualifier cette effroyable boucherie qui dure maintenant depuis un siècle, sauf pour quelques épisodes particulièrement  ignobles  comme les « excès » de Staline et de Pol Pot.

Depuis 10 ans nous nous acharnons à convaincre que dans une perspective de gauche la dimension génocidaire doit être reconnue et qu’il faut en tirer  toutes les conséquences : reconnaissance de l’innocence des victimes ; proclamation de la vérité historique dans toutes ses dimensions ;  condamnation des crimes ; recherche des éléments de doctrine qui ont justifié le passage à l’acte ;  condamnation des assassins et des compagnons de route ; refus des discours favorables aux assassins  ou de la propagande négationniste etc.  

Curieusement les forces socialistes, communistes,  trotskistes se bloquent dans une attitude  de rejet frontal, comptant sur la force de leur réseau dans les media  pour éviter le traitement juste de ces questions graves.   Cette attitude est aussi  vaine que détestable.  L’intégration dans l’Europe  des ex victimes du socialisme génocidaire soviétique  imposera quoi qu’il arrive de sortir de cette paranoïa.

Un génocide est la volonté mise en pratique de faire disparaître une fraction de la population coupable d’être ce qu’on affirme qu’elle est,  indépendamment de tout acte délictueux.  Un koulak doit disparaître parce que Koulak ; un mandarin comme mandarin ; un suspect comme suspect ; un symbole de l’ordre ancien comme symbole. On ne lui reproche aucun acte particulier mais simplement d’exister. On pourra massacrer aussi bien les hommes que les femmes et les enfants.  Le Grand Génocide Socialiste a donc massacré indifféremment des millions d’hommes de femmes et d’enfants : une quinzaine de Shoah en tout.  Sans compter les milliards de vies gâchées.  Seulement voilà : on ne souhaite pas la mise en œuvre d’un quelconque  devoir de mémoire pour ce génocide là et on veut éviter la  « jurisprudence »  juridique, politique et médiatique de la Shoah .

C’est une erreur qui doit être corrigée d’abord par la création d’un Mémorial du Grand Génocide Socialiste à ouvrir sur la colline de Chaillot.  Un tel mémorial éviterait un certain nombre de réactions déplorables  comme celle que l’on a constaté vis-à-vis des Farc, de Mugabe ou des maoïstes népalais et dont on voit aujourd’hui l’inanité.

Rappelons quelques uns des incidents qu’un mémorial bien commenté dans la presse aurait pu éviter.   

Simone Weil se fait reprendre à la télévision  par la Présidente d’un pays Balte après avoir affirmé qu’il n’y avait pas de rapport entre les exactions de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques  et la Shoah : « ils n’ont pas tué les enfants », affirme-t-elle.  On lui montre que les enfants et les femmes ont été massacrés en masse.  Elle avoue « : Je ne savais pas ! ». Il faut que tout le monde sache.  

La Finlande poursuit pour participation au génocide socialiste un ancien dirigeant communiste.  La presse socialiste française s’insurge.   Honte à elle.

Les brigadistes rouges sont poursuivis pour leurs crimes contre l’humanité.  On s’insurge dans une partie de la mouvance socialiste.  Seulement, en Europe,  on juge en droit c'est-à-dire des actes.  Le droit européen existe. Il ne peut admettre que l’intention socialiste d’un crime exonère ces crimes.   Pas plus qu’il ne les justifie.  Honte à ceux qui mènent ce combat contre la justice.

Une actrice de seconde zone croit bon pour sa carrière de complaire à la mouvance socialo révolutionnaire germanopratine qui domine une certaine fraction du cinéma franco italien. Elle crie son admiration pour le chef des brigadistes  italiens et sa passion pour ses actes exaltants : des centaines de  personnes tuées par vengeance personnelle ou pour expier leur caractère de symbole.   Elle est poursuivie par une victime. Elle devrait l’être en France pour apologie de crimes contre l’humanité.  Rachida Dati s’abstient. Honte à elle qui perpétue une règle non écrite  du milieu politique français  (droite et gauche confondues) : on ne condamne pas la délinquance en col rouge.  La même histoire recommence avec la vedette d’un film sur Piaf qu’on aura la gentillesse de ne pas citer  et qui vient proférer des horreurs pro-génocidaires socialistes  à l’occasion de la remise des Oscars à Hollywood.

L’Ukraine met en œuvre une commémoration du « génocide ukrainien » commis par la dictature socialiste soviétique.  Les journaux de gauche  s’insurgent  contre le vocable de génocide. Tant pis.  Il faudra bien désormais en passer par là et s’associer à ces commémorations.  On ne pas être la Patrie des droits de l’homme et refuser d’honorer la masse gigantesque  des victimes d’un génocide qui en Ukraine a frappé plusieurs millions de personnes et par des moyens atroces.  La première « chambre à gaz » a été inventée pour liquider du Koulak en masse !

Le journal Le Monde publie un long article sur le Sentier Lumineux où  enfin, on révèle, des dizaines d’années après les faits, que le bon monsieur Guzman a commis dans les campagnes des forfaits inouïs de sauvagerie.  Mieux vaut tard que jamais mais il faut rappeler que pendant toute l’époque des faits  cette sauvagerie a été très largement gommée et que les paysans étaient considérées comme des amoureux naturels du Sentier Lumineux.   On a eu droit au même type de désinformation que celle de Lacouture et de Patrice de Beer  dans la couverture des évènements cambodgiens pour Le Monde, que celle de Marie Delcas  dans sa couverture des crimes abjects de feus MM. Marulanda et Reyes en Colombie,    ou  que celle de Françoise Chipaux sur sa couverture de la rébellion maoïste criminelle de « Pachandra » au Népal.  Que désormais  les journalistes ne craignent plus les réactions des censeurs marxistes qui crient au fasciste avec encore une redoutable efficacité dans les médias dits « de gauche » !  Qu’ils écrivent simplement la vérité et prennent le parti des victimes. 

On peut comprendre qu’on souhaite éviter une  repentance  lassante à la longue et que l’on craigne les effets pervers d’une « pornographie mémorielle » ;  soit !    Mais seule la création d’un mémorial aux victimes des diverses barbaries commises au nom de l’introduction violente du socialisme permettra de sortir  de la complaisance intéressée ou des esquives honteuses  qui prévalent en France pour épargner la conscience fragile du  « peuple de gauche ».  

Sinon quelle honte pour un pays qui se dit « patrie des droits de l’homme » et qui pense qu’il y a de « bons génocides » dont les victimes innocentes  ne doivent surtout pas être honorées,  et  dont le souvenir doit être évacué sans faiblesse du champ du débat public.

Ingrid betancourt : le JDD dans la tourmente

 

Parmi les réactions  affolées des journaux qui pendant des lustres se sont toujours soumis  de la façon la plus moutonnière et la plus lâche à l’omerta socialiste sur les crimes conte l’humanité commis par les Farc,  celle du JDD est une des plus comiques.

Bien sûr, tirage oblige, le journal en fait des tonnes sur Ingrid Betancourt  dans son numéro  du 6 juillet 2008 : pas une seule piécette ne doit manquer au chiffre d’affaire.  Mais ce journal qui se veut dans la mouvance de gauche depuis quelques années se devait de bien marquer sa différence avec les « fascistes » qui exultent.  Le bien aimé lecteur du JDD a droit à un article totalement déplacé d’une certaine Marie Quenet (qui n’est pas très nette dans le cas précis) interviewant  qui ? Je vous le donne en mille. Oui vous avez gagné : c’est bien l’écrivaine (très vaine)  qui s’est faite l’avocate des Brigades rouges, sans doute pour cause de tirage en baisse, l’épatante Fred Vargas.

La France doit récupérer Battisti et conserver Petrella, deux tueurs des Brigades Rouges, vitupère la « compagnonne  de route » du terrorisme rouge.   Au passage  on note la phraséologie habituelle : les brigadistes ne sont pas des terroristes mais des combattants. Et en plus ils ont cessé le combat.  Tu parles. Ce sont des terroristes qui ont massacré environ 900 innocents, presque tous civils et désarmés,  et qui ont fui la police lorsqu’ils se sont vus traqués.   On retrouve le même argumentaire chaviste : les Farc ne sont pas des terroristes mais des belligérants.  On enlève, on assassine lâchement des civils innocents, mais on n’est pas des terroristes !

Sacré JDD ! Il fallait que sa direction ait mauvaise conscience pour  faire ainsi la part belle à l’avocate de tueurs  indéfendables lorsqu’une des victimes  du terrorisme commis au nom de l’instauration violente du socialisme  rouge est enfin libérée.

 

 

Marie Delcas, le Monde et les Farc : l'ignominie

Marie Delcas est la journaliste du Monde chargée des Farc , comme Françoise Cjhipeaux est la journaliste chargée des maoîstes du Népal. Toutes les deuxc sont dans une situation difficile : il faut parler d’organismes politiques socialistes habitués des pires crimes contre l’humanité.

On sait que les maoïstes de Pachandra ont liquidé environ 16.000 innocents depuis 1997. Quant aux Farc,  le décompte des morts est tellement vertigineux et se continue depuis tellement de décennies qu’on ne sait trop où placer sa contribution  dans les 250.000 morts de la guerre civile lancée par les communistes depuis le début des années 60 dans la foulée de la révolution castriste.  Sur l’ échelle de Pinochet, 3200 morts compté officiellement,  Pachandra  est à force 5 et surtout Marulanda dépasse la force 50.  Bravo Messieurs.

Voilà Ingrid betancourt libérée et l’ampleur des crimles des Farc reconnue. Que va donc écrire la Marie  qui depuis des années est chargée l’occultation, de la négation et de la minimisation  de ces crimes au monde.  C’est qu’il s’agit de ne pas admettre la moindre tâche sur le lin blanc du socialisme même révolutionnaire.

Le titre est explicite : on constate une « dérive » des Farc. Depuis 50 ans les Farc sont les mêmes. Des tueurs impitoyables qui ravagent le pays et commettent les pires crimes contre l’humanité.   Mais comme on s’est tu sur ces crimes il faut bien expliquer qu’on en parle maintenant « parce qu’ils ont changé ». Ce qui n’est qu’un bobard  à rapprocher du qualificatif «  révolutionnaire en peau de lapin du gâteux Etienne Mougeotte.

On annonce, enfin, que les Farc détiennent des dizaines d’autres otages pour des motifs politiques « …et crapuleux ».  Tant que c’était politique, c’était bien. Mais voilà que c’est « crapuleux » : la dérive est bien là !  Faut-il vraiment en  rire ? Notons la minimisation au passage du nombre d’otages : dizaines au lieu de milliers. Point trop n’en faut.  Quand on citera le chiffre de 3000 ce sera aussitôt pour  dire « que certaines sources l’évoquent ».  Pas question de céder à la crédulité, hein !

Le nombre des guérilleros ? On ne serait être trop prudent. On cite un expert qui vous avertit : il faut prendre les rodomontades d’Uribe avec des pincettes. Evidemment, Uribe est un « fasciste » pour la gauche médiatique depuis son élection.  Le même expert explique, c’est une routine depuis qu’Uribe est président, que les succès  obtenus contre les Farc, grâce aux américains, sont à « relativiser » : « les guérilleros s’adaptent, c’est tout ».   Merveilleux expert que cet opportun  M. Echandia !

On dira bien que les Farc vivent du négoce de la cocaïne et des enlèvements.  Mais on citera aussitôt un autre « expert » qui affirmera que « les Farc ne sont pas pour autant une mafia ». Ouf ! Nous voilà soulagé.  C’était quand même des bons. Un peu en dérive, mais des bons quand même.  

Marulanda, le tueur génocidaire qui vient de mourir à la satisfaction général des Colombiens, ne s’est pas livré à la guerre révolutionnaire de son plein gré : « La guerre est venu me chercher » lui fait-elle dire. Pauvre chou, va !  Ce sont les « persécutions »  des conservateurs au pouvoir qui l’ont contraint à cet état de vagabondage révolutionnaire involontaire.  Tu parles : le gouvernement a simplement décidé de mettre fin à une tentative communiste de créer une zone communiste  à l’intérieur même de la Colombie.

S’il a continué la guerre civile après la tentative d’intégration du champ politique normal avec le mouvement UP, c’est que 3000 de ses membres ont été tués par « la droite haineuse ».  En vérité, UP était la vitrine « démocratique » d’une révolution qui continuait le combat révolutionnaire armé qui n’a JAMAIS cessé.  Marie Delcas reprend mot pour mot la propagande des Farc dont elle se fait purement et simplement l’agent.  Comme elle le fait depuis toujours au Monde, qui pourrait s’appeler dans l’affaire « l’Echo des Farc ».

Dans l’affaire de la zone accordée par le Président Pastrana aux Farc, Marie Delcas déclare : « les pourparlers piétinent  et le 20 févier 2002 les Farc reprennent le maquis ». Elle oublie simplement de dire qu’ils n’ont jamais quitté le maquis et jamais voulu la paix. Que ce sont eux qui bloquent  les pourparlers et qui simplement profitent de la trêve unilatérale des militaires colombiens pour se refaire la cerise.  Pendant la trêve, les assassinats, les trafics, les enlèvements  et les opérations violentes ne cesseront  JAMAIS.

Voilà comment on prend soin de la petite santé morale « du peuple de gauche ».  En atténuant autant qu’on peut le choc des images qui dans la foulée de la libération d’Ingrid Betancourt éclaire les crimes des Farc sous le jour le plus brutal.

Tout cela pour ne pas écrire la vérité : une révolution communiste, visant l’instauration d’un régime socialiste en Colombie,  lancée par l’Union Soviétique dans la foulée de la révolution castriste se perpétue grâce aux facilités du relief d’un pays pauvrissime,  et par le crime organisé, les massacres, les rapts, les trafics. Ils multiplient les crimes contre l’humanité tout en ruinant les chances de la Colombie de devenir une démocratie normale et prospère.   Les dirigeants survivants méritent le TPI.  Les complices Français de ces criminels dans les milieux communistes, cégétistes,  altermondialistes, trotskistes et journalistiques  doivent être dénoncés et poursuivis.

 Ce serait mieux que de vouloir au prix de la manipulation atténuer la mauvaise conscience de la mouvance  socialiste française.

 

 

 

 

Génocide ou démocide

 

Qu’est qu’un démocide ? Ce néologisme n’a de sens que comme compilation des personnes massacrées pour une raison ou pour une autre.  La notion est délicieusement neutre.  Elle ne comporte aucune réalité juridique : aucune sanction pénale ne  s’applique au « démocide ». Ce n’est qu’un état de fait. La révolution française a vu de nombreux massacres, soit dans le cadre de   « journées révolutionnaires », soit dans celui des guerres civiles,  des guerres étatiques ou des diverses répressions.  Sans compter les pertes démographiques dues au désordre.

C’est bien cela : démocide est quasiment synonyme de « pertes démographiques ».  La notion n’implique aucune responsabilité de personne : cela fut. Point final.

Pour le génocide l’affaire est autrement complexe.  Le génocide est une catégorie du droit pénal national et international comme le crime contre l’humanité.  Que les blancs colonisateurs apportent des maladies inconnues des populations « découvertes » et surtout démunies  d’immunisation, qui  les exterminent, c’est un fait malheureux, une énorme perte démographique, un démocide,  ce n’est pas un génocide. 

Quand une autorité de fait décide qu’une catégorie sociale sur laquelle elle a jeté l’anathème doit disparaître, et met en pratique cette grande idée c’est un génocide condamnable et qui plus est imprescriptible.

Bien sûr les catégorisations judiciaires actuelles du génocide sont très partielles, presque restrictives.  Issues de Nuremberg, elles concernent presqu’exclusivement la Shoah, le génocide des juifs par les Nazis.  Elles devraient être indiscutablement étendues.

Pour nous, il y a génocide lorsqu’il y la rencontre des plusieurs conditions :

-          Une doctrine qui théorise la disparition d’une catégorie de la population

-          Un mouvement qui défend la doctrine

-          Des penseurs qui expliquent qu’il faut blinder son âme et sa sensibilité pour accepter  la violence qui va être pratiquée

-          Une force, de droit ou de fait qui arme la main des bourreaux

-          Un début d’exécution selon des plans concertés.

Le génocide est un crime contre l’humanité mais tous les crimes contre l’humanité ne sont pas des génocides : faire sauter une bombe pour créer une terreur aveugle est un crime contre l’humanité, ce n’est pas un génocide.

Un génocide n’implique pas nécessairement une élimination physique : ce peut être une élimination sociale.  Interdire d’études, d’emplois, de soins   tous les enfants d’une catégorie sociale donnée possède un caractère génocidaire.  Interdire du bénéfice  des droits de l’homme des catégories sociales soumises  est aussi génocidaire. A ce titre l’esclavage a une connotation génocidaire évidente.  Même si l’esclavagiste ne tue pas son esclave pour des raisons économiques.

Une des caractéristiques  du génocide est l’absence de « faute » de la victime.  C’est son « état » ou du moins la vision que le génocideur projette sur lui, qui lui vaut le martyre. Pas ses actes.  Même si des faux procès permettent de créer des frictions d’actes gravement  illégaux.   C’est pour cela que les génocides concernent toute la population  signalée, femmes et enfants d’abord.  Il est difficile de faire délibérer par un tribunal qu’un nouveau né juif à d’Auschwitz soit coupable de grand-chose.  Les chambres à gaz en tuèrent autant qu’il en vint dans leur voisinage.  

La principale caractéristique d’un génocide est que la victime est  fondamentalement INNOCENTE.   Presque par définition.  La fréquence et l’ampleur des assassinats de femmes et d’enfants signalent le génocide  d’une façon quasi parfaite.

Peut-on donc parler de génocides socialistes ? Reprenons nos critères !

-          Une doctrine qui théorise la disparition d’une catégorie de la population : elle existe. C’est le marxiste léninisme qui prétend qu’il doit y avoir lutte des classes et élimination de la classe dominante.

-          Un mouvement qui défend la doctrine : tous les mouvements socialistes jusqu’à un passé très récent ont soutenu la lutte des classes qui a été éliminée des statuts de certains mouvements que très tard dans le 20ième siècle.  Tous les mouvements communistes ou révolutionnaires  se réclamant du marxisme léninisme  ont défendu l’élimination de la classe dominante « bourgeoise ».

-          Des penseurs qui expliquent qu’il faut blinder son âme et sa sensibilité pour accepter  la violence qui va être pratiquée :  on en trouve des centaines dans le temps des révolutions.  Certains avançaient même la proportion de la population qu’il fallait éliminer pour être sûr de faire triompher la Révolution, élevée au rang d’icône sanglante . On en trouve même en temps de paix sur les terrasses germanopratines. Voir Sartre  « la révolution soviétique n’a pas assez tué ».

-          Une force, de droit ou de fait qui arme la main des bourreaux.  Dans le cas des révolutions communistes puis des régimes communistes, ces forces se sont clairement fait connaître.

-          Un début d’exécution selon des plans concertés.  Tous les mouvements communistes ont tué et en masse. On sait aujourd’hui que la tuerie a été immense : plus que probablement autour de 150.000.000 de morts, une boucherie insensée concernant aussi bien les hommes que les femmes et les enfants.  Les régimes de terreur une fois installée ont continué, après les actes de terreurs et de destruction initiale à discriminer les « ennemis du peuple », en particulier les « enfants de bourgeois » leur interdisant logements, emplois, soins médicaux  et enseignement du fait non pas de leur « comportement » mais de leur « état ».

 Il est donc parfaitement légitime de parler de génocides socialistes. Lorsque j’ai fait cette démonstration sur le site du Monde.FR en 1997, cela m’a valu des dizaines de « posts » d’insulte,  la censure de Michel Tatu (« pour mon bien » selon le mot qu’il m’écrit)  et de ses anastasiens.  Lors des fêtes commémorant en Ukraine «  le génocide socialiste »  commis dans les années 30 et repris sous des formes diverses à plusieurs reprises, le journal LE MONDE reprit  le terme de génocide socialiste qui devenait ainsi légitime pour la gauche bien pensante.  J’avais dit à l’époque que l’arrivée des pays de l’est ne laisserait pas  beaucoup de choix  aux journalistes.

 Il est totalement légitime de parler de génocide socialiste.  Démocide n’apporte rien.

Tableau des génocides socialistes et autres "démocides"

Voilà une tableau que tout le monde devrait connaître surtout en France, Pays des droits de l'homme : www.unmadeinchina.org/.

L'emploi du terme démocide au lieu de génocide est intéressant. Il décharge le débat de considérations parasites sur la Shoah.

Nous reviendrons sur cette intéressante question.



Crimes contre l'humanité et socialisme : les mécanismes de l'exonération.

 

Les différentes variantes de socialisme violent ont massacré comme on le sait désormais de façon historiquement bien fondée entre 100 et 150 millions de personnes.  De l’assassinat politique isolé, au génocide caractérisé, en passant par des multiples facettes du crime contre l’humanité, l’idéologie socialiste fondée sur le marxisme-léninisme a été la source d’inspiration de la pire tuerie que l’histoire  de l’humanité a connue, et pourtant il y en eut de sévères.

Et pourtant la France, pour ne parler que d’elle,  baigne encore dans une idéologie marxisante extrêmement forte  dont témoignent  le nombre des candidats trotskistes à la dernière élection présidentielle, le succès médiatique du facteur Besancenot,  la permanence d’un mouvement socialiste fort avec les succès électoraux du PS allié à des Verts d’origine d’extrême gauche et au reliquat du PC,  le gauchisme affiché d’une partie de l’appareil culturel (enseignement,  théâtre, cinéma, journaux),  et un syndicalisme hargneux  et à l’occasion violent.

Comment, en France, qui se veut le pays des droits de l’homme peuvent coexister  ainsi  une idéologie socialisante violente qui tient le haut du pavé  et entend y rester  et l’évidence de crimes effroyables dont  les victimes sont en droit d’attendre un « devoir de mémoire » particulièrement vibrant ?  

Ne nous y trompons pas. Cette idéologie tient bien le haut du pavé grâce à un terrorisme intellectuel larvé qui a été intégré même dans les couches intellectuelles de droite.   Quiconque en France cherche à braver ce terrorisme est aussitôt taxé de « fasciste » et injurié par une cohorte sans cesse renouvelé  de braves à trois poils qui croient devoir brandir aussitôt la pancarte du « No Pasaran ».  Il suffit d’aller sur le moindre forum pour s’en rendre compte.  Même quand il est de gauche non socialiste. Surtout s’il de gauche non socialiste.

L’évidence des crimes commis au nom de l’instauration violente du socialisme devrait pourtant briser le carcan.  On ne peut pas vivre avec une idéologie génocidaire en se prétendant l’héritier de Voltaire et de Schoelcher !

Des mécanismes très forts expliquent  ce paradoxe. Individuellement et collectivement, la mouvance va s’organiser pour fuir la réalité et la transformer en quelque chose d’acceptable.  Le syndrome de Léon Chaix est le principal de ces mécanismes.  Il précise que par l’occultation, puis la négation, puis la minimisation, puis l’exonération,  le partisan va pouvoir  vivre l’inconciliable sans se déjuger.

L’histoire de la couverture de l’histoire criminelle des Farc est absolument exemplaire de ce mécanisme et en donne une illustration tellement frappante qu’on dirait qu’elle n’existe que pour l’édification des observateurs.

Lorsqu’au milieu des années 90 les Farc relancent leur hystérie de crimes contre l’humanité, la première réaction de la presse française est : l’occultation. Rien n’est dit. Du tout.  Notamment à gauche.  Silence total.  Ensuite vient la négation. Lorsqu’un crime trop grave perce la couche d’indifférence intéressée,  il va falloir allumer des contre feux : ce n’est pas les Farc mais les AUC, le gouvernement fasciste allié de l’impérialisme yankee ou n’importe quoi. Mais les Farc sont de gentils guérilleros en lute juste contre « le fascisme et l’oligarchie » des Pinochet locaux.   La minimisation suit : d’accord les Farc exagèrent mais pas autant que le disent les méchants.  

Que faire quand l’évidence du crime est telle qu’on ne puisse plus ni la cacher, ni la nier, ni la minimiser ?  Il faut s’en exonérer.  Le martyre d’Ingrid Betancourt aura servi au moins à rendre impossible la défense des Farc qui sont désormais bien vus pour ce qu’ils sont : des gibiers de TPI habitués des pires crimes contre l’humanité.

Oh, mais voilà que cela risque de remettre  en cause l’idéologie dominante de la classe intellectuelle française.  Que faire ?  Développer un rideau de fumée permettant d’exonérer le bon, le gentil, le nécessaire socialisme,  de toute responsabilité dans ces crimes.

La période donne un exemple formidable de cette défense immunitaire en action.  Pour s’en tenir qu’au dernier jour, donnons quelques exemples.

-          Le Monde : c’est un mouvement de paysans.  Pas de vrais et bons intellectuels socialistes, ces Farc, mais des péquenots abrutis et ignares qui ne comprennent rien à rien.  Cet argument nous l’avons relevé une bonne centaine de fois depuis 2002.  Il était accrédité par la personnalité de Marulanda, un porc  au front bas dont le surnom Tirofiro donnait une idée précise du programme.  Seulement voilà, le vrai chef c’était Reyes, formé en Allemagne de l’Est et pur produit du Parti Communiste.  Et Cano le nouveau chef a exactement le même profil, lui qui était présenté comme l’idéologue du mouvement et qui défend bec et ongle sa définition de chef communiste.

-          Le Figaro : Ce sont des révolutionnaires en peau de lapin. Cette sottise d’Etienne Mougeotte, du Figaro et du Figaro Magazine est analysée par ailleurs sur ce site.  On ne sait évidemment pas ce qu’est une révolutionnaire en peau de lapin, et ces lapins là ont tué de façon tellement lourde et avec des moyens tellement hideux,  qu’ils ont plutôt la hure de hyènes.  Mais si ce ne sont pas des « vrais révolutionnaires de toujours si juste et si bons, il est normal qu’on puisse les critiquer un peu.

-          Libération, Le monde Diplomatique et autres : d’accord ce sont des « déviants » mais il faut se souvenir de la justesse de leur cause. L’exonération par la justesse de la cause est une des pires parce qu’on fait tout devient légitime, du moment qu’on est du côté des bons.  Bien sûrs il y a des excès mais tellement excusables.  Ils ne proviennent jamais de l’idéologie mais seulement  de dérives individuelles : Staline, un provincial taré ; Mao, un obsédé sexuel  se comportant en mandarin ; Pol Pot, un fou ; Mugabé,  un bon garçon saisi sur le tard par le démon des roitelets africains traditionnels.

-          En tout cas ces crimes, qu’on déclarera enfin comme abjects (Pagès, le  Canard Enchaîné) , ne doivent nous détourner du bon chemin et nous laisser croire que les vrais ennemis ont raison : Uribe reste un fasciste, un bushiste,  et une marionette dans les mains des narcotrafiquants et de l’oligarchie. Non mais !

Et voilà : passez muscade.  Le militant, le convaincu, qui a besoin de sa foi comme surmoi, a sa ligne de conduite.  Il ne concédera rien, il ne changera rien.  Sa bonne conscience régénérée par l’exonération il pourra continuer son bon combat au milieu de tombereaux de cadavres et de victimes totalement innocentes,  sans que cela ne le touche le moins du monde.  Et gare à qui dénoncera cette fiction commode à la quelle se ralliera avec la plus moutonnière bonne volonté la presse de droite. 

Pas question de « récupérer » idéologiquement  le drame colombien ; pas question de demander un devoir de mémoire ; pas question de souligner l’innocence des victimes.  Faisons de la chaleur qui fait vendre autour d’Ingrid et oublions la cause de son martyre et le fait qu’il continue pour des milliers d’autres colombiens.

 Oublions que les Farc  défilaient le premier mai avec la CGT. Oublions que la LCT les déclarait comme « organisation amie ». Oublions que les altermondialistes anticapitalistes à Porto Allegre les fréquentaient assidument ; oublions que Campesina de José Bové était plus que des compagnons de route des Farc : il citait leur action dans les campagnes comme exemplaire !  

On ne va pas risquer de passer pour un fasciste tout de même ou crier la même chanson que les ennemis du peuple. 

Et tant pis pour les victimes.  

Plus de message

Le blog en hommage a Léon Chaix

Léon Chaix est un humaniste de gauche qui a donné son nom a un syndrome essentiel a la compréhension de notre temps. Le syndrome de Léon Chaix décrit  la réponse automatique des adeptes du mouvement socialiste confronté a l'ampleur des crimes contre l'humanité commis en son nom :

  1.  L'occultation
  2.  La négation
  3.  La minimisation
  4.  L'exonération.

Tous ceux qui essaient de dénoncer l'occultation,  de démonter la négation,   de se moquer de la minimisation et de rire des tentatives d'exonération  sont évidemment présentés comme < fascistes > et ne sont dignes que des attaques ad hominem les plus basses. 
Léon Chaix et son ami Didier Dufau ont pendant des années commenté en temps réel sur le forum du journal le Monde les exemples de ce syndrome,   montrant  au jour le jour comment il s'appliquait aux révélations du Livre noir, aux crimes des Farc qu'ils furent longtemps les seuls  a évoquer et a condamner, a ceux du sinistre  Mugabe ou de l'ignoble < Prachandra > le tueur en série du Népal.  Le combat continue ici !

 

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